Posts Tagged “Economie”
Posted by: Philippe Fintoni in Conseils de lectures, Démocratie, Economie, Humanisme, Politique Contemporaine, Pratiques politiques, tags: crise économique, croyances, dérégulation, Economie, politique, privatisation
” Il s’agit de trouver le moyen de subordonner l’économie au politique.”

C’est la conclusion de l’éditorial de Ouest France (ouvert à Dick Oward, auteur de Aux origines de la pensée politique américaine - Pluriel) et en lisant ce texte, j’ai repensé à l’analyse de l’économie actuelle faite par Jean Claude Guillebaud (La force de conviction, A quoi pouvons-nous croire ? - Points) dans un chapitre intitulé : L’économie saisie par le cléricalisme. Tout d’abord, il révèle que le discours néolibéral est très proche de la vulgate communiste et “les principaux articles de foi” se retrouvent dans ces deux doctrines. Est-ce un élément qui explique l’accord signé entre l’UMP et le Parti Communiste Chinois ?
Voici donc, pour l’auteur, les 7 croyances de l’évangile néolibéral :
1 - Le premier postulat est que l’économie prime sur le politique, que la logique de marché l’emporte sur la démocratie. Le problème n’est pas d’accorder une certaine importance à l’économie, c’est de lui conférer un rôle de surdétermination, d’en faire une loi première. L’homo- oeconomicus est posé comme la clef évidente de l’explication de la totalité des phénomènes humains, c’est une renonciation à penser la complexité humaine.
2 - La deuxième croyance est la prétention à la scientificité. L’économie est une science, ceux qui la contestent et qui contestent les choix actuels sont dans la déraison, de plus le marché est un processus naturel comme l’est le phénomène des marées.
3 - Troisième croyance jumelle : celle qui consiste à reporter inlassablement au lendemain les résultats bénéfiques. L’avenir radieux et le bonheur nous est promis par les tenants de la dérégulation et de la privatisation planétaire. La société néolibérale globalisée est évoqué comme la future cité heureuse offerte aux individus quand ils seront délivrés de l’Etat parasite et du fisc.
4 - Cette quatrième croyance est elle aussi d’actualité si je puis dire, car c‘est l’indifférence à l’égard des faits, la capacité de résister aux leçons du réel. Ne trouvez vous pas que nos savants économistes médiatiques semblent loin de l’ampleur de la crise et des conséquences ? Les théoriciens libéraux répètent à peu près la même chose : si les résultats attendus des politiques de dérégulation et de privatisation ne sont pas au rendez-vous, c’est parce qu’on n’a pas assez dérégulé et privatisé. La vérification de cette loi/croyance est sans cesse renvoyée vers le futur, c’est une échappatoire. J’ai eu l’occasion de tester cette loi lors d’une longue discussion animée avec un “copain ultra libéral ” et en fin de débat, acculé, il a pratiqué le déni de réalité et exprimé cette attente de dérégulation totale pour, enfin, retrouver de la croissance et résoudre tous les problèmes !
5 - La cinquième croyance est donc la suite logique du point précédent. Un néolibéral qui fait face à un contradicteur qui s’appuie sur les faits, prendra une posture de suffisance, de dédain, d’agacement. Comment peut-on et ose-t-on remettre en cause ma croyance , que le chômage, la pauvreté ou les inégalités sont la conséquence des excès de réglementation et de rigidité ?
6 - Le sixième croyance, d’essence religieuse, c’est le fait d’attribuer à une minorité d’avant garde la tâche d’éclairer la route, de conduire les masses vers leur propre bonheur. Les élites sont censées jouer ce rôle, car elles seules sont informées, savent…En conséquence de quoi, celui qui exprime un point de vue différent n’est pas dans le débat, comme c’est la règle en démocratie, mais dans la faute moral de quelqu’un qui ose s’opposer aux experts, il sera traité de “populiste”.
7 - Cette septième et dernière loi c’est l’appel inlassable au changement, à la transformation, faire table rase du passé et donc en finir avec la solidarité collective, les protections sociales, les institutions encadrant l’individu et donnant sens à la vie…
Subordonner l’économie au politique et si possible à une politique humaniste, ce sera un de nos axes d’actions…dans les prochaines années,
Philippe FINTONI
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Opinions : ce n’est pas le lieu. Ce numéro 87 du magazine du département aurait pu s’intituler : Le magazine du Parti Socialiste du département. En effet, la première (ci-contre) et la quatrième de couverture ainsi que le dossier intérieur sur la réforme des collectivités n’informent pas seulement mais sont les vecteurs de l’opinion du PS majoritaire au conseil général. Le rôle de ce magazine est d’informer tous les habitants des actions, décisions, etc, prisent par les élus et non d’être un support gratuit (financé par nos impôts) pour le parti majoritaire. Serait-ce un Abus démocratique de Bien Collectif ?
Des décisions incohérentes : En revanche, en pages 6 & 7, le sujet intitulé “Des décisions qui nous concernent” nous décline des informations sur les dossiers en cours dont deux s’opposent. Pour la protection agricole et environnementale et concernant le projet d’aéroport, le cg44 nous dit : ” Si l’implantation prochaine de cet équipement est une grande opportunité pour renforcer l’accessibilité et la croissance de tout le Grand Ouest, le Conseil général n’en sous-estime pas les effets perturbateurs au plan local. La crainte d’un urbanisme désordonné autour de la zone aéro-portuaire est en effet légitime. Pour enrayer cette perspective, il entend bien protéger les espaces agricoles et naturels entre l’agglomération nantaise et le futur aéroport “. Donc cet aéroport souhaité par le PS drainera jusqu’à 9 millions de passagers, sera un formidable atout économique mais les mêmes vont restreindre les zones d’implantations pour les entreprises. Le CG44 se donne bonne conscience et c’est tout bénéfice pour le transport routier…
Et puis en fin de sujet, le dossier économie, “De nouvelles zones d’emploi” nous annonce : “[Cela signifie notamment aménager de vastes zones en capacité d’accueillir des entreprises industrielles et logistiques d’envergure. En 2005, le Conseil général a proposé la création de six zones d’intérêt départemental (ZID) dans des endroits stratégiques de Loire- Atlantique, à proximité de dessertes et de pôles urbains existants. ” CQFD.
Philippe FINTONI
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A la lecture du journal gratuit “Directsoir” (actionnaire principal : Bolloré) de ce jour (26 mai 2009), nous découvrons le billet du jour de l’ineffable essayiste Alain Minc. Il nous livre son analyse du moment et focalise sur le rôle majeur de la confiance collective en économie. Cette confiance (troisième facteur de production avec le capital et le travail selon lui) ou “prophétie autoréalisatrice” nous permettrait ou nous permettra peut-être, selon notre prophéte récurrent, de sortir de la crise :”penser une chose, c’est contribuer à la réaliser.” Et déjà poursuit-il, “l’air est plus allègre (le claude ? le réchauffement climatique c’est faux alors ?)[] les mauvaises nouvelles sont moins écoutées “(il fait aussi médiamétrie en direct des cerveaux du bon peuple).
Monsieur Minc, voici mes pensées économiques autoréalisatrices :
- La “main invisible” du marché peut elle redistribuer les profits des dernières années ?
- Puissent les avantages comparatifs être équitables (concept qui vous est cher) dans la mondialisation et le dumping social asiatique,
- Mon banquier sera caution de mes créances car je cautionne son établissement en tant que contribuable français,
Si les experts (auto proclamés) en sont rendus à invoquer des “prophéties autoréalisatrices” pour sortir de la crise, j’interdis tout de suite ma fille des cours de science économiques. La réalité, M Minc, les faits vous donnent tort, laissez la méthode coué à son inventeur et les tarots aux tireuses de cartes. M. Minc, après tant d’années d’annonces expertes invalidées, vous étes disqualifié pour les débats à venir, votre parole vaut “Madoff”.
Moi, je vois la reprise pour la fin du premier trimestre 2010, je parle bien sur des plantes de mon jardin.
Philippe FINTONI
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Dans notre société de l’immédiateté, la dictature du court terme est partout. Et naturellement nous tous citoyens, demandons plus de droits que de devoirs, demandons des réponses rapides. Il est temps de sortir de cet engrenage à l’époque médiatique du « développement durable ».
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L’information n’échappe pas à ce phénomène, le scoop qui toutes les heures remplace le précédent fait divers, la course des différents médias pour alimenter la machine. Nous sommes aujourd’hui incapables de maitriser la vitesse de l’information.
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Dans le domaine économique aussi ce phénomène existe, et couplé à la recherche de « toujours plus » (plus de rentabilité, plus de cash, plus profit…) provoque les comportements et les conséquences que l’on sait. Depuis longtemps, l’économie dite « réelle » calque ses logiques sur l’économie financière, toujours plus de profit et plus vite. Les dirigeants des entreprises (cotées ou sous actionnariats type fonds d’investissements…) sont soumis et se soumettent à l’indiscutable loi des résultats financiers qui devront être en ligne avec les objectifs financiers logiquement ambitieux. Chaque trimestre et puis en fin d’exercice seront annoncés les précieux ratios économiques garants de la vitalité de l’entreprise dont bizarrement le plus attendu sera la valeur du dividende. Le chef d’entreprise ayant ses bonus en partie sur le profit sera amené à prendre des décisions court termistes pour garantir et/ou améliorer sa profitabilité, et donc réduira les investissements pérennes pour l’entreprise et ajustera la première variable, la masse salariale. Le court terme du bonus prend le pas sur les stratégies intelligentes à long terme. Ces décisions qui valorisent tout de suite les actifs de l’entreprise satisferont le « marché », l’action montera car tout actionnaire aujourd’hui attend de son portefeuille des dividendes importants et rapides. Donc pour arriver à toujours plus et plus vite, une logique de « la fin justifie les moyens » s’applique…
Pour appréhender et penser notre avenir, pour penser réellement le développement soutenable, pour se projeter dans l’avenir, nous devons changer d’échelle de réflexions. Nous devons lever la tête, nous ouvrir à notre environnement pour voir plus loin et plus large, nous devons changer de temps et d’espace, penser nos vies, notre environnement, nos entreprises sur le long terme, c’est facile… pensons à nos enfants !
Philippe FINTONI
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