Violence Scolaire après l’échec scolaire.

ecole-2Un éditorial de Bernard Le Solleu dans Ouest France (Ecole : la tentation du sanctuaire) repoussait la proposition de François Bayrou en assimilant sanctuaire à bunker, en éludant une partie du propos et en interprétant les conséquences. Alors que la pensée exprime l’idée d’un lieux d’apprentissage et de développement qui soit respecté, un lieu ou enseignants et élèves sont préservés des violences de l’extérieur tout en accordant aux élèves violents, souvent en échec scolaire, une prise en charge spécifique dans un lieu approprié.  Voici l’intervention de François Bayrou, ainsi que les axes « Education » du Projet Humaniste :

« La violence s’aggrave à l’école comme dans l’ensemble de la société. Je pense qu’il faut dire des choses simples. Les élèves violents n’ont pas leur place dans les établissements scolaires. On ne peut pas se contenter, comme c’est le cas actuellement, de les réinscrire dans d’autres établissements. Toute violence doit être fermement sanctionnée par une exclusion. Il faut mettre en place une scolarisation particulière pour les élèves violents, qui représentent à peine entre 1 et 3 % des effectifs. Une scolarisation qui implique non seulement des enseignants, mais aussi des éducateurs. J’ai toujours plaidé pour une sanctuarisation de l’école. Cela passe par des décisions qui protègent les élèves contre toute forme de violence et qui les protège parfois contre eux-mêmes. Je souhaite que l’on cesse de faire tourner les élèves les plus déstabilisés de collège en collège comme si cela résolvait le problème ». François Bayrou

Introduction du chapitre « éducation » dans le Projet Humaniste : Redonner confiance dans l’école.

Pour nous, tout commence à l’école, où l’on donne à nos enfants les clés de leur avenir tant éducatif que culturel. L’Ecole est intimement liée à notre projet de société. Mais notre école ne va pas bien : à l’entrée en sixième, 25% des élèves ont des acquis fragiles en lecture et en écriture et 15% connaissent des difficultés sévères qui les condamnent à une scolarité difficile au collège. Ce sont chaque année 300 000 jeunes qui sont dans cette situation. De même, ils sont 130 000 par an à sortir du système éducatif sans diplôme.
Le Mouvement Démocrate refuse de considérer qu’il y a une fatalité de l’échec et fait de l’école une priorité. Après la formation initiale vient la formation tout au long de la vie. A une culture bien trop centrée sur le diplôme initial, devrait succéder celle de la formation continue et celle de la valorisation des acquis de l’expérience. Pour lire la suite…

Philippe FINTONI

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Une réponse à Violence Scolaire après l’échec scolaire.

  1. Mamouchka dit :

    Et qui s’occupe des parents d’enfants violents ?

    Il est possible, si le parquet du lieu en est convaincu, de mettre en place « l’école des parents ».
    Cela consiste, lors de la présentation d’un mineur « à problème » devant la juridiction ou la brigade pour mineur, de travailler avec les parents pour qu’ils reprennent l’ascendant sur leurs enfants mais aussi qu’ils comprennent qu’ils doivent revoir leur mode d’éducation.
    Une équipe pluri-disciplinaire entour le procureur.
    Un contrat est passé entre l’autorité et les parents et le mineur ce qui ne suspend pas forcément toutes poursuites en cas d’infraction.

    Dans les écoles primaires, des difficultés existent tant sur le temps scolaire que péri-scolaire et la formation des agents municipaux est parfois en cause.
    Au collège, le soucis vient du nombre de surveillants en cas d’études/permanences aggravé par le non remplacement d’enseignants absents pour de courte durée…Sans parler des réductions budgétaires qui rendent les comptes de fonctionnement général déficitaires…

    Et je ne parle pas du contenu des programmes !

    mamouchka.

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