Mon conseiller général aime le crédit revolving.

site possible pour la navette fluviale ?

La réduction des dettes et des déficits doit être au coeur de toutes les politiques. Personne ne peut plus ignorer la gravité de la situation. Continuer à financer nos investissements d’avenir tout en protégeant notre système social devient difficile dans ce contexte et tous les choix sont cruciaux, chaque dossier doit être examiné avec vigilance et précision.

Visiblement, Yannick Haury semble oublier cette réalité financière car il déclare dans un entretien à Ouest France (22/07/11) concernant le projet de navette fluviale entre Saint Brévin et Saint Nazaire, projet uniquement pour les pontons pré-estimé par le CG à plus de 2 millions € :

J’ignore quel sera le montage financier, mais c’est vrai que ce serait un plus pour la commune.

C’est donc avec beaucoup d’inquiétude que j’ai relu l’article. Je partage la seconde partie de la phrase car tout serait un plus pour la commune mais la question fondamentale aujourd’hui est  : comment je finance ce plus ? Et ce plus est-il indispensable ? Ignorer ce point essentiel c’est un manquement grave à la fonction, c’est faire preuve de beaucoup de légèreté avec nos impôts. Je rappel que le Conseil Général les a déjà augmentés pour réussir à boucler le budget 2010. Des élus historiques utilisent sans fin la dette collective comme les ménages surendettés utilisent sans fin le crédit revolving.

Mr Haury qui cumule les fonctions exécutives (Maire, président de la CCSE, président du SCOT et Conseiller Général) ne doit pas ignorer non plus que les habitants de St Brévin cumulent aussi les fonctions de contribuables de la commune, de la communauté de communes, du département (et de la région et de la nation !).

Des propos désinvoltes et graves. Un comportement peu responsable à mon sens dans le contexte actuel de crises. J’avais lors de la campagne des cantonales pris position contre ce projet, non pas parce qu’il est mauvais, au contraire avec des finances saines je serai le premier à le soutenir mais parce qu’il y a d’autres priorités d’investissements.

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