Les emprunts, toxiques ou pas ?

Le journal Libération publiait un dossier (en ligne ici,) présentant les surcoûts que certaines collectivités subissent pour des emprunts à structures complexes contractés auprès de la banque Dexia. Oui, la banque qui vient de faire faillite et dont le gouvernement français organise la récupération du volet  » financement des collectivités » . Le surcoût annoncé pour  Saint Brévin est de 732 000 €, fait que  la commune récuse.

Ou est la vérité entre + 732 000 € et – 300 000 € ?

Croire les calculs du banquier – même en faillite – basés sur des structures complexes d’algorithmes mathématiques, calculs qui ne sont pas réfutés par les autres collectivités touchées ou croire la réponse de la commune à travers les propos d’Éric Touret, adjoint aux finances, aucune conséquence pour les finances et même des économies de 200 000 à 300 000 €.

Dans cette triste histoire, je ne partage pas la critique du PS local, car la faute revient en premier lieu au vendeur de ces emprunts. Vu la complexité des produits financiers, c’est un manquement d’informations, une faute morale du banquier plus qu’un problème de vigilance des élus de l’époque.

C’est pourquoi le MODEM de Loire-Atlantique s’inquiète de la présence de «prêts toxiques » dans les comptes des collectivités locales du département. En effet, de nombreuses communes ou intercommunalités ne semblent pas avoir encore pris la mesure des pertes qu’elles ont subies et des risques qu’elles continuent à courir. Les contribuables, qui devront en fin de compte payer pour ces erreurs et ces pratiques financières douteuses, ont le droit d’être informés de l’état réel des finances de leur commune. Le MODEM 44 appelle les entités concernées à mener sans tarder un audit de leur endettement et à en publier les résultats, en précisant le montant des pertes connues à ce jour, la nature et l’étendue des risques résiduels.

Le MODEM est particulièrement attaché au respect des bonnes pratiques de gestion et à la transparence des décisions des élus.

Si le surcoût est avéré il convient de tout de suite renégocier, en concertation avec les autres collectivités, les conditions auprès de la nouvelle entité.

 

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